mardi 18 février 2020

A la découverte d’un autre monde



Ce que nous avons la chance de voir avec nos yeux émerveillés ces derniers jours peut difficilement être décrit et, si des photos pouvaient en rendre compte, il n’y aurait nul besoin d’en dire plus, elles parleraient d’elle même.


 

Mais les meilleurs photographes s’y sont frottés : impossible de rendre compte par un cliché de la féerie des fonds sous marins.

Alors oui, quand nous mettons la tête sous l’eau dans la mer des Caraïbes, un nouveau monde s’ouvre à nous. 

Nouveau, me direz-vous ? Nouveau, alors que nous avons déjà sillonné pendant deux ans les eaux du Brésil, des Antilles, de Cuba ??? 

Il faut avouer qu’à l’époque, inexpérimentés en matière de plongée et avec nos deux bébés, nous avions déjà beaucoup à voir (et à faire!) autour de nous sans avoir eu le temps -ou si peu- d’observer les poissons et les coraux. 

Dès lors, cette fois, gonflés à bloc par les conseils avisés des Maloya et avec nos grands enfants bons nageurs et à l’aise « comme des tortues marines », nous sommes partis pour de bon à la découverte de cet autre monde. 

Et pour cela, la côte sous le vent de la Guadeloupe est idéale, en particulier autour de la Réserve Cousteau à Malendure, qui est réputée pour la beauté de ses fonds sous marins. 







Pendant ces 10 jours en Guadeloupe, toutes les occasions ont donc été bonnes pour nous émerveiller : en partant à la nage du bateau, équipés de palme, masque tuba et combinaison, en filant en annexe un peu plus loin sur un spot qui nous paraissait propice à la plongée, ou encore à la rame sur nos kayak et paddle pour arriver sans bruit sur les cayes de corail. Nous avons passé des heures dans l’eau....


Et, stupéfaits par l’aisance des enfants et leur réel intérêt pour la vie sous marines (toutes les espèces de poissons mais aussi les différents coraux et algues), nous nous sommes offerts un baptême de plongée en bouteille. 

 



 





Les conditions étaient idéales, nous avons eu une chance terrible : un petit club de plongée à l’ambiance familiale http://www.alizee-plongee.com/  (mais très sérieux pour autant), un temps magnifique et une sortie pour nous 4 tous seuls, avec les deux moniteurs rien que pour nous. A tour de rôle, par équipe de deux donc, un adulte et un enfant, nous avons découvert la joie immense de se mouvoir avec aisance et facilité au milieu d’une multitude de poissons colorés.... quelle émotion! 












Et quelle fierté pour nous de voir Jules et Clarisse avec leur propre bouteille, et là encore réagissant avec un naturel déconcertant. 


Que de bons souvenirs pour cette escale en Guadeloupe! Comme en cette fin d'après-midi, ou alors que tous les plongeurs regagnent la plage, nous décidons, vu le temps magnifique, de refaire une dernière excursion et où nous nous trouvons seuls à profiter des derniers rayons du soleil à l'Ilet pigeon haut lieu de la plongée et réserve marine, habituellement ultra fréquentée.





Bon, là où nous sommes mauvais, ou bien disons encore en phase d'apprentissage, c'est pour les photos et vidéo sous marine: bien sûr nous avons tenté mais encore rien à montrer... on laissera donc cette fois votre imagination faire le travail... ne parlons pas du drone qui n'a pas quitté son sac.

 Nous, on en a encore plein les yeux : poissons des toutes tailles et de toutes les couleurs, oursins géants, coraux, le tout dans une eau translucide.


On aurait presque risqué de s'éterniser à Malendure ..si les côtes douloureuses de Chris ne se rappelaient pas à lui méchamment, nécessitant du repos et un médecin.

Après l'escale plongée, c'est donc une escale repos et farniente avec laquelle nous avons enchaîné dans le petit bourg tranquille de Deshaie. 





La magnifique plage de Deshaie si grande qu’on y est seul











samedi 8 février 2020

Escale saintoise



Au loin le Mont Pelé le long de la Martinique




Nous avons longé la côte sous le vent de la Martinique, conditions de rêve, poussés par un petit vent qui nous a permis de sortir notre grand génois sur une mer plate. Le sommet de la montagne Pelée surplombant Saint-Pierre est dégagé. Nous nous régalons de ces paysages...et d’un thon jaune juste pêché !










Après une nuit passée au mouillage à Porthmouth en Dominique, mouillage et île que nous adorons,  - où nous avions fêté Noel et la Nouvelle année en 2012 - , nous avons posé l’ancre à l’Ilet Cabrit dans l’archipel des Saintes.



Là encore, c’est un terrain de jeu que nous connaissons et dont nous avions gardé un super souvenir lors de notre premier voyage, un peu frustré à l’époque d’être passé trop vite.

Nous prendrons donc notre temps cette fois aux Saintes, et nous placerons cette escale sous le signe d’un saut dans l’Histoire.





Les Saintes sont en effet un lieu stratégique des batailles navales des Caraïbes au XVIIIieme de part sa position centrale dans l’arc antillais et du fait de sa baie protégée. Sur chaque îlet, a donc été  construit au fil des années des fortifications.


Vue sur la Guadeloupe et le sommet de la Soufrière 



Sur l’îlet Cabrit, nous sommes absolument seuls pour visiter les ruines, logique, l’îlet n’est accessible qu’en bateau de plaisance et nos rares voisins de mouillage restent dans leur cockpit. Alors seuls ? Non ! Les petits chèvres, ou cabris, nous accompagnent le long du sentier et les pélicans nous offrent un magnifique spectacle de pêche en plongeant à nos côtés : impressionnant!



Baignade au milieu des plongeons de pélicans






















Sur Terre de Haut, c’est le Fort Napoleon qui attend les visiteurs, débarqués par dizaine de Guadeloupe. Qu’à cela ne tienne, nous nous lèverons aux aurores pour être les premiers là-haut et profitez de la vue et des iguanes dans le calme.


















 Bien nous en a pris, la visite était tellement intéressante sur l’Histoire des Saintes, et adapté aux enfants,  que bien qu’arrivés les premiers, nous sommes repartis les derniers à la fermeture! Ce jour là, nous n’avons pas fait école à bord, considérant que le job avait été largement fait : histoire de la colonisation, de l’esclavage, des guerres franco-anglaises, un peu de biologie sur la faune et la flore....

Le village des Saintes au coucher du soleil

La baie des Saintes, est belle, vraiment très belle, il se dit qu’elle ferait partie du Club des plus belles baies du monde. Comme souvent, elle souffre de ses atouts, voilà qu’un paquebot, vient mettre l’ancre à quelques encablures de notre mouillage : du monde, trop de monde, il est temps de partir et de rejoindre la côte sous le vent de la Guadeloupe.







Des Saintes, Christophe gardera malgré lui, un désagréable héritage : en levant l’ancre, un mauvais appui et lui voilà deux côtes déplacées... il faudra donc aller en douceur sur les jours qui viennent et trouver un bon ostéopathe.







Le thon jaune pêché la veille et hop dans l’assiette...avec la table en navigation. 




Il est où l’iguane?

Tartare de thazard et banane plantain...hum!


You know what ? I’m happy !!

Nous resterons une dizaine de jours le long de la cote sous le vent à Basse-Terre ou Karoukera pour les initiés, enchantés par ce qui nous y attend....Pour cela, suite au prochain épisode!

cours d'histoire en plein air


la Guadeloupe en fond



les Saintes, avec la Dominique sur la gauche et le Guadeloupe sur la droite

lundi 3 février 2020

L’aventure est aussi Humaine





Notre 1ère escale outre-atlantique, en Martinique aura eu un charme tout particulier....







 


Sans négliger les mérites de la Martinique - avec ses eaux claires, son beau et tranquille mouillage à Sainte-Anne, ses couchers de soleil resplendissants sur le Rocher du Diamant-, ce qui a donné toute sa dimension à ces 10 jours d’escale martiniquaise, ce sont les retrouvailles intenses et joyeuses avec les  Maloya.






Grande famille de voyageurs, amis de La Rochelle, eux aussi arrivés en Martinique quelques jours avant nous. Ils retrouvaient leur bateau MALOYA laissé pendant 7 mois pour ....un tour en Alaska en camping-car-camion! Glaciers, ours bruns, et Noel sous la neige à Vancouver, nous avions forcément plein d’aventures à nous raconter.


Le camion des Maloya sous la neige à Vancover ! 

Choc thermique entre l’Alaska et la Martinique !!!! 


Leurs 3 filles sont adorables, et quand nous voyons nos enfants ensemble, on croirait une bande de cousins, soudés, complices, joyeux.

  




La Martinique s’est donc résumée pour nous, les MOWGLI et MALOYA réunis, à quelques balades en bord de mangroves ou au marché, à des baignades endiablées jusqu’au soleil couchant, à de bonnes parties de rigolades, à des coups de main toujours bien venus (on vous garde les enfants, vous nous remplissez nos bidons d’eau), à des avitaillements de géants pour les 2 bateaux qui font leur dernières courses dans un supermarché français, etc.





























Mais aussi et surtout, à des longues discussions, des soirées entières dans le cockpit à partager nos envies de voyages, nos rêves, nos doutes : les Maloya, comme ils le disent eux mêmes, sont prêts à « voyager en famille, par tous les supports et dans toutes les directions!  ». Après le bateau et le camping-car-camion un road trip en vélo les ferait bien rêver.... ou bien la Norvège et ses fjords ...ou bien ....tant de destinations possibles, mais comme nous à 4, c’est une une équation à 5 branches avec laquelle il faut composer, une histoire familiale à tisser.

Alors, vous imaginez bien que les débats furent animés entre nous, tous les 9, les enfants ayant aussi envie de mettre leur grain de sel et commentant avec enthousiasme les idées de voyage parfois farfelues lancées par les uns ou les autres.

 



Comme cela est bon de rêver, entourés de ceux qu’on aime, avec tout au fond de l’esprit un petit brin de folie qui nous dit : et après tout, pourquoi pas ?......







L’aventure est donc avant tout Humaine..elle nous parle de nous, elle nous parle des autres....ça oui!!!

Les retrouvailles avec Temoe ma filleule

Les enfants regardent vers le large, c’est reparti, au revoir la Martinique..... 




Une anecdote d’un tout autre registre pour illustrer ce blog: quelques jours plus tard, dans un mouillage en Guadeloupe (dont nous vous parlerons dans un autre article), un gros catamaran américain vient mettre son ancre tout près de nous.

Trop près de nous!
Christophe n’est pas tranquille....il surveille cela d’un oeil attentif.

En fin d'après midi, le vent tourne et cela ne loupe pas, le catamaran se rapproche dangereusement. Quelques mètres séparent les 2 embarcations. Christophe conseille donc fermement à nos voisins de rajouter de la chaîne, ce qu’ils font aussitôt ne paraissant pas très sûrs d’eux et légèrement embarrassés de la situation.

La nuit tombe, le vent continue de tourner et nous passons toute la soirée à se surveiller mutuellement: les bateaux continuent de se rapprocher.
...Voyant son homologue sur le pont de son cata, Chris pense qu’il va logiquement lever l’ancre, et aller mouiller un peu plus loin. Que nenni. Il part se coucher..... Grrrr.

2h du matin, nous ne dormons pas , avec ce cata si près. Après moultes hésitations et maugréments, la décision est prise: nous allons être contraints nous mêmes de lever notre ancre.
Re-grrrrrrrrr. En pleine nuit........
Le lendemain matin, Christophe, d’un ton courtois mais sensiblement agacé, va informer nos ex-voisins de la manoeuvre pénible que nos avons dû faire en pleine nuit de leur fait. Ils semblent penaud...ils ne s’étaient aperçus de rien!!

Re re -grrrrrr!

Le soir en rentrant de notre balade à terre, nous trouverons une bouteille de blanc délicatement posée dans notre cockpit... elle n'était pas signée mais notre petit doigt nous dit que s'était une belle façon de se faire pardonner. Fairplay les ricains...on aurait aimé pouvoir leur dire merci.

Cela fait partie des anecdotes dont on se souvient longtemps, très longtemps, nouveau chapitre de l’histoire Humaine qui nous ravit.

Côté pile ....

.....Côté face !!
Et pendant ce temps là :

On essaie de trouver le temps et le courage de faire école!!!.
Et le sax de Jules. 
On s’équipe pour améliorer la pêche
Glaces locales top bonnes !